La complainte de Rutebœuf

Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés ?
Je crois qu’ils sont trop clairsemés,
Ils ne furent pas bien semés
Et sont faillis.
De tels amis m’ont mal bailli,
Car dès que Dieu m’eut assailli
En maint côté,
N’en vis un seul en mon hôté :
Le vent, je crois, les a ôtés,
L’amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte,
Et il ventait devant ma porte,
Aussi les emporta…


RutebÅ“uf est né (en Champagne ?) vers 1230. C’est un vagabond, un jongleur, un trouvère qui propose ses Å“uvres de château en château. Il dédaigne la poésie courtoise et chante sa vie de misère et d’errance. Il est l’auteur de Chansons de croisade, d’un poème dramatique Le Miracle de Théophile, de fabliaux, d’un roman Renart le Bestourné et de poésies personnelles. Il meurt à Paris vers 1285. (Sources : Le Petit Robert 2)
Publié dans : Littérature française |le 18 septembre, 2006 |Pas de Commentaires »

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