Archive pour le 10 octobre, 2006

L’Air de la Bêtise, de Jacques Brel

Mère des gens sans inquiétude
Mère de ceux que l’on dit forts
Mère des saintes habitudes
Princesse des gens sans remords
Salut à toi, Dame Bêtise
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi, Dame Bêtise
Mais dis-le moi: Comment fais-tu
Pour avoir tant d’amants,
Et tant de fiancés,
Tant de représentants
Et tant de prisonniers
Pour tisser de tes mains
Tant de malentendus
Et faire croire au crétin
Que nous sommes vaincus
Pour fleurir notre vie
De basses révérences
De mesquines envies
De nobles intolérances
De mesquines envies
De nobles intolérances
De mesquines envies
De nobles intolérances

Mère de nos femmes fatales
Mère des mariages de raison
Mère des filles à succursales
Princesse pâle du vison
Salut à toi, Dame Bêtise
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi, Dame Bêtise
Mais dis-moi: Comment fais-tu
Pour que point l’on ne voit
Le sourire entendu
Qui fera de vous et moi
De très nobles cocus cocus
Pour me faire oublier
Que les putains les vraies
Sont celles qui font payer
Pas avant mais après
Pour qu’il puisse m’arriver
De croiser certains soirs
Ton regard familier
Au fond de mon miroir
Ton regard familier
Au fond de mon miroir
Ton regard familier
Au fond de mon miroir.

Frank Dicksee - The Mirror (1896).jpg

Le miroir (de Frank Dicksee)

Publié dans:Littérature francophone |on 10 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

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