Archive pour le 20 octobre, 2006

Les Canuts, d’Aristide Bruant

Paroles et musique d’Aristide Bruant (1910).

Cette chanson exalte la misère et la révolte des ouvriers tisserands lyonnais, les Canuts, ceux dont les grandes luttes des années 1830-34 inaugurèrent l’organisation et la lutte de la classe ouvrière française naissante.

Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d’or. (bis)
Nous en tissons pour vous
Gens de l’église,
Mais nous pauvres canuts,
N’avons point de chemises.

Refrain
C’est nous les Canuts
Nous allons tout nus.

Pour gouverner, il faut avoir
Manteau et ruban en sautoir. (bis)
Nous en tissons pour vous
Grands de la terre,
Mais nous pauvres canuts,
Sans draps on nous enterre.

Refrain
C’est nous les Canuts
Nous allons tout nus.

Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira. (bis)
Nous tisserons
Le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde.

Refrain
Nous sommes les Canuts
Nous n’irons plus nus.

rvoltedescanuts.jpg
La Révolte des Canuts
Publié dans:Littérature française |on 20 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Révolution, de Robert Guérard

Révoltez-vous, parias des usines,
Revendiquez le fruit de vos travaux.
Emparez-vous des outils, des machines,
Comme à la peine, au gain soyons égaux.
C’est par vos bras, vos cerveaux qui fatiguent,
Que le bonheur ici-bas se résoud.
Ne criez plus contre ceux qui l’endiguent,
Brisez la digue, il s’étendra partout.

Refrain:
Révolution! Pour que la Terre
Soit un jour égalitaire.
Révolution pour renverser
Tout ce qui peut nous oppresser!
Révolution pour que les sciences
En paix nous donnent leurs jouissances.
Par la raison et par l’action,
Debout partout, Révolution!

Révoltez-vous, paysans débonnaires,
Pour cette terre où vous prenez vos biens;
Ne soyez plus au progrès réfractaires,
Pour vous, pour nous, soyez-en les gardiens.
Défrichez-la de ceux qui l’accaparent,
La terre doit n’être qu’aux travailleurs.
Que les sans-pain du monde s’en emparent;
À nos efforts, unissez vos labeurs.

Révoltez-vous, les soldatesques masses,
Du chauvinisme abattez les champions,
Ne soyez plus la désunions des races
Où dans le sang, crouleront les nations.
Réfléchissez qu’en marchant dans les grèves
Vous combattez ceux qui marchent pour vous,
Ne soyez plus victimes de vos glaives,
La crosse en l’air! Frères, venez à nous!

Révoltez-vous, les amantes, les mères,
Ne soyez plus de la chair à plaisir,
N’enfantez plus d’avortons mercenaires,
C’est de l’enfant que dépend l’avenir;
L’homme n’est pas ici-bas votre maître,
Nul n’a le droit de s’imposer d’ailleurs;
Libres soyez, mais surtout restez l’être
Qui sait aimer, qui nous rendra meilleurs.

Révoltez-vous, inconscients crédules,
Quittez la nuit où vous plongent les dieux,
Pour éviter leurs noires tentacules
À nos flambeaux, désabusez vos yeux.
La vérité doit vaincre le mensonge,
Dans son grand livre apprenez tour à tour;
Quand vous saurez, votre néfaste songe
Disparaîtra, faisant place à l’amour.

Révoltez-vous, enfin tous ceux qui peinent,
Tous les volés, tous les déshérités,
Unissez-vous pour que les peuples prennent
Les droits, les biens qui leur sont contestés.
Si toujours grands les maîtres vous paraissent,
C’est qu’à genoux vous servez les tyrans,
C’est que la peur et l’erreur vous abaissent,
Relevez-vous et vous serez les plus grands!


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Publié dans:Littérature française |on 20 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

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